Résidents temporaires et criminalité : Ce que vous devez savoir Résidents temporaires et criminalité : Ce que vous devez savoirEn tant que résident temporaire au Canada – que vous soyez travailleur, étudiant ou visiteur – la loi sur l’immigration impose des règles strictes concernant la criminalité, avec le risque d’une interdiction de territoire pour toute infraction grave. Contrairement à certaines croyances, seules certaines infractions mineures ne mettront pas en péril votre statut de résident temporaire. Par exemple, les infractions relevant des règlements municipaux ou certaines infractions sommaires (les moins graves) prévues par une loi fédérale ne sont généralement pas suffisantes pour entraîner une interdiction de territoire. Mais attention, ce type d’infraction est rare dans le Code Criminel et les résidents temporaires n’ont le droit qu’à une seule infraction de ce type, à moins qu’elles ne soient liées au même événement. Prenons un exemple. Si vous oubliez de payer un taxi et provoquez un peu de désordre en public lors de votre fuite, vous pourriez être accusé de troubles de la paix et d’obtention frauduleuse de transport. Ces deux infractions, si elles découlent du même incident, pourraient ne pas affecter votre statut. En revanche, si vous êtes impliqué dans des incidents distincts, comme un autre tapage en public, même après avoir payé votre course, cela pourrait entraîner des conséquences plus graves, comme une interdiction de territoire. Cependant, les infractions dites « hybrides », comme le vol de moins de 5 000 $ ou une altercation dans un bar, sont beaucoup plus risquées. Dès qu’il y a une condamnation pour ce type d’infraction, un résident temporaire peut être interdit de territoire pour criminalité. La possession de cannabis non conforme aux règles canadiennes peut aussi conduire à des conséquences similaires. Enfin, les résidents temporaires sont également soumis aux mêmes règles que les résidents permanents en ce qui concerne la « grande criminalité », avec des sanctions encore plus sévères. Protégez votre statut!
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Et les demandeurs d’asile face à la grande criminalité ? Les règles concernant la grande criminalité s’appliquent aussi aux demandeurs d’asile, bien qu’avec quelques différences spécifiques. Si un demandeur d’asile commet une infraction qualifiée de grande criminalité, comme la conduite avec facultés affaiblies, il pourrait perdre le droit de poursuivre sa demande d’asile. Cependant, cela ne signifie pas qu’il sera automatiquement renvoyé dans son pays d’origine, surtout si un retour présente un risque sérieux, comme la mort ou la torture. Dans de tels cas, le demandeur peut déposer une demande d’Examen des Risques Avant Renvoi (ERAR), une procédure visant à évaluer les dangers possibles avant d’envisager une expulsion. Toutefois, il est important de noter que les chances de succès d’une demande ERAR sont généralement bien plus faibles que celles d’une demande d’asile initiale. Qu’en est-il des réfugiés déjà reconnus ? Les personnes ayant obtenu le statut de réfugié au Canada bénéficient d’une certaine protection contre l’expulsion, grâce au principe de non-refoulement qui interdit de renvoyer un réfugié dans un pays où sa vie serait en danger. Cela dit, il existe une exception sous forme de l’avis de danger, un mécanisme qui peut permettre l’expulsion dans des circonstances exceptionnelles, notamment en cas de menace à la sécurité publique. Conclusion : Agir rapidement pour se protéger Si vous êtes un demandeur d’asile ou un réfugié au Canada, il est essentiel de bien comprendre vos droits et les risques associés à certaines infractions. Agir rapidement pour obtenir des conseils spécialisés peut faire une grande différence dans le déroulement de votre dossier.
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